NICOLAS LE POETE – Bulgarie

Nicolas le poète

 

  Proclamé Prince des Poètes par l’Institut Culturel de Solenzara

  Nikolaï Kolev est né en 1944 dans le village de Dobromirka, région de Sevlievo, lieu de naissance d’un autre grand poètes bulgare, Penyo Penev, proche parent de Kolev.
  Nikolaï a terminé ses études supérieures (philologie bulgare) à l’Université « Saint Cyrille et saint Méthode »  de Veliko Tarnovo, ancienne capitale de Bulgarie.
  Il est le père d’une fille. Nikolaï Kolev eut une vie particulièrement tragique. Il mourut, après de très grandes souffrances physiques et psychiques, le 10 janvier 2005 dans une maison d’aliénés.
Sa poésie, à l’image de sa vie, est pleine d’une tristesse poignante. Le lyrisme bouleversant de ses vers, nourri par une âme d’une toute aristocratique délicatesse, ne peut laisser indifférent personne.
Il ne publia que trois recueils de poésies qui ont marqué profondément la conscience des jeunes générations. Son dernier ouvrage « Chefs-d’œuvre insoupçonnés » est considéré à juste titre comme un des livres majeurs de la poésie bulgare.
  Nikolaï eut peu mais de très fidèles amis parmi lesquels le grand poète bulgare Radko Radkov.

  Ce que les autres ont dit de lui :

   « Nikolai Kolev est le plus grand poète que Veliko Tarnovo ait donné  à la Bulgarie »
              Ivan Radev,             Académicien

 « Peu sont les poètes sur cette terre qui ont joui d’un tel prodigieux talent poétique. Sa vie fut un enfer, son âme, une source de lumière pour tous ceux qui l’approchaient, sa poésie, un monument impérissable.  »
              Athanase Vantchev de Thracy             Poète

  « Nicolaï Kolev est un des plus grands poètes bulgares de tous les temps. Sa poésie est marquée par une métaphysique flamboyante, un panthéisme puissant, un amour infini pour son pays et son valeureux peuple. Il y a du Dali dans ses vers fantastiques. »  
              Radko Radkov             Poète


UNE GUITARE ET UNE FILLE


Une guitare et une fille
Qui chantait sans voix.

Je me suis tu, telle l’ombre de personne.

Il ne me reste à présent
Que l’heure lointaine
Où s’accomplissait ce rêve splendide,
L’heure de ses mouvements pleins
De puissance et de tendresse !

La nuit sonore, battant ses ailes contre la vitre
Implorait notre éveil illuminé!

Une guitare et une fille…
Dans les yeux soupire et se lamente la Voie lactée !
Et une larme voyage le long de la veine palpitante
Avec l’étrange pressentiment
De ma mort imminente.

Traduit du bulgare en français par Athanase Vantchev de Thracy

Nicolas le Poète avec un ami




LA VERITE


S’endorment les matins,
S’endorment les soirs
Et l’ombre de ma douleur devient plus blanche
Et plus menue.

Probablement, vous, vous êtes seuls !
Moi aussi !

Je cherche quelqu’un qui pourrait me gratifier
D’un tout petit éclat
De sa solitude.
Alors nous serions ensemble,
Toujours ensemble
Jusqu’à la rencontre de nos deux vérités
Qui finiront par séparer nos vies
A tout jamais.

Traduit du bulgare en français par Athanase Vantchev de Thracy